La conférence des Nations-Unies sur l’Océan en juin 2025 à Nice a mis en avant le problème de la pollution des eaux par le plastique, et notamment celui contenu dans les mégots de cigarettes.
L’océan au cœur des préoccupations des Nations Unies.
Du 9 au 13 juin 2025 s’est tenue à Nice la troisième conférence des Nations-Unies sur l’Océan (UNOC-3 ), coorganisée par la France et le Costa-Rica. Elle fait suite aux conférences de New-York en 2017 et de Lisbonne en 2022.
Cette conférence a permis quelques avancées dans le domaine de la protection des mers et des océans. 95 pays ont ainsi signé « l’appel de Nice ». Celui-ci revendique une lutte plus ambitieuse contre la pollution plastique des océans. Ces pays demandent l’adoption d’un objectif mondial pour réduire la production et la consommation de plastiques.
Dans le même temps, plusieurs États se sont engagés à créer ou étendre les aires marines protégées (AMP), portant le total de la superficie concernée de 8,4 à environ 11 % de la superficie totale des océans. Des coalitions ont aussi été lancées pour un moratoire sur l’exploitation minière en fonds marins.
Une des avancées marquantes de l’UNOC-3 a consisté en l’accélération de la ratification de l’accord du traité de la Haute mer signé en 2023. Cet accord portait sur la conservation et sur l’usage de la biodiversité de la Haute mer, au-delà des juridictions nationales. Ce texte est plus connu sous son acronyme anglais de BBNJ : Biodiversity Beyond National Jurisdiction. La France a obtenu 136 signatures et 51 ratifications lors de cette conférence à Nice.
Bon à savoir :
La Haute mer est une zone située au-delà des 200 milles (370 km) des côtes et représente 64 % de la superficie des espaces maritimes mondiaux.
Les mégots de cigarettes dans les océans : la biodiversité marine en danger
Les mers et les océans sont soumis à des atteintes environnementales d’une ampleur importante : pollution, disparition de la faune et la flore marines, réchauffement des eaux…
Les mégots sont une des sources de pollution les plus importantes pour les mers et les océans : c’est le premier déchet retrouvé lors de collectes sur les plages et dans le milieu aquatique, selon la fondation Surfrider. Certaines études parlent de pas moins 137 000 mégots de cigarettes qui sont jetés chaque seconde dans l’océan.
Un mégot jeté est très mobile : il est emporté par les eaux pluviales ou rejoint les cours d’eau ou la mer. Il se dégrade difficilement, sous l’effet des rayons UV pendant une durée estimée de 12 à 15 ans. Ses substances toxiques se retrouvent alors dans l’eau sous forme de micro et nano particules. Celles-ci restent dans l’eau, contaminent l’environnement ainsi que l’écosystème marin. Les poissons sont touchés, tout comme la flore.
Un seul mégot peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau à lui seul. Des études ont montré qu’il fallait moins de 96 heures à un mégot pour tuer la moitié des poissons exposés dans un litre d’eau. Et comme le mégot dérive au gré des courants et des marées, la pollution est importante et se propage.
Le plastique contenu dans le filtre de la cigarette est aussi très dangereux pour les océans. Il ne se dégrade pas ou très peu. Il va se transformer en microplastique. Ces derniers seront avalés par les poissons et la faune marine. L’accumulation de plastique va stagner dans leurs estomacs et faire mourir les animaux. L’écosystème en est alors fragilisé.
Que faire pour éviter la pollution des océans par les mégots ?
Des actions de prévention ont été mises en place par les collectivités et les entreprises : action de sensibilisation, collecte de déchets par exemple… La France a aussi mis en place l’interdiction de fumer sur les plages.
Les solutions proposées par TchaoMegot
TchaoMegot propose des solutions pour lutter contre la pollution de l’eau par les mégots de cigarettes. Les collectivités et les entreprises peuvent s’équiper par exemple de cendriers collecteurs de différentes capacités.
Ces points de collecte peuvent être installés dans les endroits « chauds », les lieux de passage très fréquentés par les fumeurs, notamment près des plages .
TchaoMegot propose aussi des cendriers de poche ignifuges et sécurisés : Le joint est étanche et la boite est hermétique. Ils peuvent être emmenés partout pour éviter de jeter ces mégots par terre.
Nous proposons en plus de l’installation des cendriers, de prendre en charge la collecte de ces déchets nocifs de A à Z, de récupérer les sacs de mégots, de les traiter, et de les recycler pour qu’ils deviennent des matériaux isolants.
Bon à savoir
Avez-vous déjà vu cette indication “ici commence la mer” apposée au sol ? Cette phrase est là pour rappeler que ce qui est jeté dans le caniveau se retrouve directement dans la mer.
Des communes de bord de mer ont choisi TchaoMegot
Les communes du Touquet-Paris-Plage (Pas-de-Calais), de La Rochelle (Charente-Maritime), d’Esterel Côte d’Azur (Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.), de Cavalaire sur Mer (Var), de Port Vauban et Port Gallice (A Antibes/Alpes Maritime) , de Saint-Raphaël (Var) et les ports de Nice et Mandelieu La Napoule (Alpes-Maritimes) ont choisi TchaoMegot pour le traitement des mégots.
Des cendriers collecteurs ont été installés dans ces communes et ces ports. Ils servent à récolter les mégots de cigarettes, qui seront ensuite dépollués et recyclés pour devenir un isolant. Ces collectivités agissent ainsi activement pour un littoral plus propre et une mer protégée.
A titre d’exemple, 23 kg de mégots ont été récupérés l’été dernier au Touquet grâce à l’installation de 28 cendriers.